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Connue, appréciée, mais… d’un attrait limité

16 septembre 2011

A l’occasion lancement du programme Jeun’ESS, un sondage réalisé par le CSA par internet du 1er au 7 juin 2011 et concernant un échantillon national représentatif de 535 personnes âgées de 16 à 30 permet de mettre en évidence le regard des jeunes sur l’économie sociale et solidaire.

A l’occasion lancement du programme Jeun’ESS, un sondage réalisé par le CSA par internet du 1er au 7 juin 2011 et concernant un échantillon national représentatif de 535 personnes âgées de 16 à 30 permet de mettre en évidence le regard des jeunes sur l’économie sociale et solidaire. Si 50% d’entre-eux ont entendu parler de l’économie sociale et solidaire, même parmi ceux-ci, les champs d’activités recouvert par la galaxie des familles de l’ESS demeurent peu précis. Les valeurs de l’ESS sont fortement appréciées par les jeunes, ce qui ne les empêche pas d’être tout à fait réticent qu’en à un engagement, si ce n’est dans le secteur associatif. Ce sondage souligne, que les jeunes filles et les jeunes femmes sont tout à la fois plus sensibles à l’économie sociale et solidaire et plus près à s’y engager.

49% des 16-30 ans interrogés ont déjà entendu parler de l’ESS, l’Economie Sociale Solidaire. Une proportion non négligeable en particulier auprès de ceux qui sont issus d’un foyer favorisé (63% pour les répondants dont le chef de famille est cadre ou profession libérale), des chômeurs (57%) et des 18-24 ans (53%).

Mais cette notoriété reste peu précise, seuls 12% des 16-30 ans disent savoir clairement ce dont il s’agit, contre 37% qui ne le savent pas vraiment. Une notoriété renseignée qui s’accroît avec le niveau de diplôme : 23% des plus diplômés déclarant savoir ce dont il s’agit.

Un regard très positif

Le secteur bénéficie d’une image positive auprès de ceux qui le connaissent (85% de ceux qui ont entendu parler du secteur en ont une image positive, soit 42% de l’ensemble des répondants. L’image du secteur ne suscite pas de débat et toutes les catégories de jeunes partagent ce regard très positif

La jeunesse s'engage. Elle était massivement présente aux Etats Généraux de l'ESS, au mois de juin 2011, à Paris

Si moins de la moitié des jeunes ont déjà entendu parler de l’Economie Sociale et Solidaire, les structures de l’ESS sont quant à elles largement connues et appréciées. En effet, 83% des jeunes ont une image plutôt positive des associations. Suivent ensuite les entreprises sociales et les coopératives (69%), les mutuelles (67%) et enfin les fondations (60%).

Les jeunes femmes sont, notamment, les plus sensibles aux actions des acteurs de l’ESS : 87% ont une image positive des associations (contre 78% chez les hommes). Une tendance qui se vérifie à l’égard des entreprises sociales (73% contre 65%), des coopératives (73% contre 64), des mutuelles (71% contre 63%) et des fondations (62% contre 58%). De la même façon, les chômeurs perçoivent positivement l’ESS et ses acteurs principaux : 91% ont une image plutôt positive des associations et 73% des fondations (contre 83% et 60% pour l’ensemble des jeunes).

Ainsi, si les jeunes ne semblent pas majoritairement connaitre l’ESS, ils connaissent en revanche assez largement les structures de celle-ci sans pour autant savoir qu’elles en dépendent. En effet, si les entreprises sociales et les associations appartiennent assez clairement au secteur de l’Economie Sociale et Solidaire pour 84% et 77% des jeunes qui les connaissent, ce lien apparait plus délicat à évaluer pour les autres structures de l’ESS. Plus de la moitié (51%) des jeunes qui connaissent les mutuelles pensent que ces dernières n’appartiennent pas à l’ESS.

Une adhésion massivement aux principes de l’ESS…

Co-décision, développement durable et intérêt général… les répondants sont trèsmajoritairement favorables à la mise en oeuvre de ces principes dans les entreprises et les organisations. 90% estiment que « l’usager devrait être informé et pouvoir participer à la décision », 90% que « le projet mis en oeuvre devrait s’inscrire dans une politique de développement durable », 87% « qu’une activité économique devrait participer à la création de liens sociaux et l’expression d’une solidarité », 85% que « le projet mis en oeuvre devrait poursuivre un intérêt général ou social plutôt que financier », et 84% que les « décisions devraient être prises de manière collective et concertée selon le principe « une personne, une voix » ».

Confiance dans les structures de l’ESS pour faire évoluer la société

Par ailleurs, les jeunes considèrent les structures de l’économie sociale et solidaire comme des acteurs de confiance pour faire évoluer la société dans le bon sens loin devant les pouvoirs publics et les entreprises privées

L’adhésion aux principes se vérifie dans la confiance mise dans les structures de l’ESS pour faire évoluer la société dans le bon sens (79%). Elles devancent les pouvoirs publics et lesentreprises privées lucratives placés dos à dos avec 50% de confiance chacun.

Malgré une image du secteur positive, le projet professionnel des jeunes ne s’incarne pas en priorité vers l’ESS Interrogés sur le secteur dans lequel il préfèrerait travailler : 42% des jeunes choisissent le secteur public, 35% le secteur privé lucratif et 23% citent le secteur de l’ESS. Face aux contraintes économiques et sociales, le choix professionnel se tourne d’abord vers la sécurité, puis vers la rémunération avant celui de l’utilité sociale.

Les jeunes femmes plus solidaires

Les jeunes femmes font part d’un intérêt plus grand que les jeunes hommes pour le secteur public(47%, contre 37% pour les hommes), d’un intérêt plus important également pour le secteur del’économie sociale et solidaire (29%, contre 18% des hommes) et d’un intérêt moindre pour lesecteur privé (24%, contre 45% pour les hommes).

Cette attractivité modérée des jeunes pour le secteur de l’ESS s’éclaire lorsque l’on les interroge sur leurs attentes à l’égard du travail. Ces dernières se cristallisent nettement sur deux éléments : la stabilité et une certaine garantie de l’emploi (45%) et une forte rémunération (38%). Ces éléments devancent les dimensions plus « post-matérialistes » que sont l’utilité sociale (26%), le relationnel (20%) ou la participation à un projet collectif (15%). Ces attentes expliquent l’attractivité prioritaire du secteur public et, dans une certaine mesure, du secteur privé.

Source des informations publiées : Sondage exclusif CSA / Jeun’ESS réalisé par internet du 1er au 7 juin 2011. Echantillon national représentatif de 535 personnes âgées de 16 à 30 ans réalisé d’après la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille et niveau de diplôme), après stratification par région.

http://www.nord-social.info/spip.ph...

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