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AMACCA, les AMAP culturelles

17 décembre 2009

AMACCA

La première AMACCA vient d’être crée en 2009 , préfigure une organisation sociale alternative dans le secteur culturel.
AMACCA signifie : Associations pour le Maintien des Alternatives en matière de Culture et de Création Artistique. Cette initiative est une « AMAP Culturelle ». Son fonctionnement est basé sur le micro mécénat de « citoyens-spectateurs-producteurs », les AMACCA, constituées en associations loi 1901 et elles mêmes constituées en micro réseau peuvent aussi solliciter le secteur des entreprises locales ou les collectivités territoriales à partir du moment où leur totale indépendance est respectée. Les réseaux d’AMACCA relient la culture et la citoyenneté active.

Contact : lanoe.olivier@wanadoo.fr

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PDF - 435.7 ko

5 Messages de forum

  • AMACCA, les AMAP culturelles 31 décembre 2009 17:06, par Hubert Guillaud

    Intéressant, mais le principe demeure assez éloigné des AMAP. Le coeur des Amap est de renouveler la relation entre le consommateur et le producteur, ce qui ne semble pas nécessairement être le cas des AMACCA. Enfin, l’Amacca repose sur la défiscalisation et tient du registre du mécénat, ce qui vise un tout autre public que celui des Amap (qui se dirige aussi vers les plus bas revenus, or la défiscalisation ne les intéresse pas !).

    • AMACCA, les AMAP culturelles 26 février 2010 13:42, par Olivier LANOË

      Je me permet de commenter vos remarque, le dossier brosse seulement une vue générale, et les facettes sont nombreuses...
      Il s’agit bien de resserrer le lien entre le public et les "producteurs de culture" comme les chercheurs, les artistes, d’apporter les moyens de restructurer une relation trop souvent court circuitée par les forces du marché (il ya d’autres causes, liées, nous les connaissons) . L’analogie avec les AMAP est là entre autre,(la charte éthique le précise)car il s’agit bien de renouveler une relation sociale.
      Le mécénat ne profite pas qu’aux mécènes (sinon ce n’est plus du mécénat) au contraire puisqu’il s’agit de faire de la culture un bien commun, de démarchandiser et d’agir dans le sens de l’interêt général.
      Bien sûr ce ne sont pas aux personnes à bas revenus ou sans ressources de financer la culture par contre le question du droit (déclaration universelle, agenda 21) est posée et AMACCA doit pouvoir être en capacité d’apporter une réponse.
      Cet outil est justement fait pour cela.

      Dans quelques semaines de nouvelles informations vont apparaitre, plus complètes.
      Un grand cercle se constitue, avec des citoyens, des artistes, des institutions, dans différentes régions de France, l’enjeu est de communiquer avec justesse sur ce modèle économique et sur son "interprétation" en terme de valeurs citoyennes. La construction du réseau doit être cohérente, le dispositif doit être discuté et compris par tous pour en tirer tout le potentiel qu’il requiert.
      C’est un chantier collectif et "le faire ensemble" est déjà un défi dans nos sociétés individualiste. Un pas après l’autre mais avec détermination, c’est ce qui compte.
      De nouveaux outils au service d’AMACCA vont émerger avant l’été.
      A suivre.
      J’espère avoir répondu clairement à vos interrogations

      Olivier LANOË (créateur du dispositif AMACCA)

      PS : pour aller dans votre sens je préfèrerai un crédit d’impôt plutôt qu’une défiscalisation, ainsi chacun selon ses possibilités pourrait participer au titre du micromécénat. C’est vrai qu’il ya une discrimination entre ceux qui peuvent (imposables) et les autres. Toutefois,d’autre formes d’implication existent statutairement un membre d’a pas obligation d’être mécène et inversement. A chacun de choisir sa place dans une AMACCA. Le pouvoir économique est distinct du pouvoir politique (comme dans une scop, un homme (adhérent) = une voix).

      • Créer c’est résister. Résister c’est créer 11 décembre 2010 16:04, par Jacques CHAUVIN

        Je ne pense pas que la défiscalisation ou le crédit d’impôts doivent devenir le seul intérêt pour un adhérent d’une AMACCA de s’y investir. C’est l’acte citoyen de soutenir la création artistique et d’avoir en retour des créations de qualité qui doivent être le moteur. Et surtout que chacun puisse échanger avec les artistes pour faire les choix d’une véritable création. Entrer en résistance pour créer. Lire à ce sujet l’excellente plaquette de Stéphane Hessel : "Indignez-vous"
        Jacques CHAUVIN
        Comédien

    • AMACCA, les AMAP culturelles 26 juillet 2010 17:48, par Pol

      Bonjour,
      et si on appréhende le mécénat de façon plus large jusqu’à ses composantes non monétaires et le paradigme de l’économie plurielle ? Quid de l’échange culturel (de compétences) de personne à personne ? Quel apport du modèle des Réseaux d’Echanges Réciproques de Savoirs pour les AMACCA ?

    • Faire sien le budget de la Culture 11 décembre 2010 15:57, par Jacques CHAUVIN

      Je ne pense pas que les AMACCA reposent seulement sur la défiscalisation. La défiscalisation est un outil à utiliser dans le cadre d’une AMACCA pour que les citoyens consacrent une partie de leurs impôts à une véritable action culturelle. Puisque le budget de la Culture est insuffisant, réapproprions-nous une partie de nos impôts pour décider nous-mêmes : quelle culture ou plutôt quels liens culturels et artistiques nous voulons développer dans notre pays.
      Jacques CHAUVIN
      Comédien

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