Le premier syndicat irlandais, le SIPTU, a annoncé vendredi qu’il n’appellerait pas à voter pour le nouveau pacte budgétaire européen, que Dublin soumettra à référendum le 31 mai, s’il n’inclut pas la mention d’un soutien à la croissance.
Le SIPTU, dont le refus de soutenir le traité de Lisbonne a contribué à son rejet par les électeurs irlandais en 2008, a estimé que le pacte imposait « une approche à sens unique sur l’austérité qui ne fonctionnera pas ».
Le syndicat, qui représente 200.000 adhérents et environ un travailleur irlandais sur dix, a déclaré qu’il ne soutiendrait la campagne du gouvernement pour le « oui » qu’à condition que le texte soit rééquilibré par un engagement à créer des dizaines de milliers d’emplois.
« Si le gouvernement s’engage à le faire, nous accompagnerons le traité en dépit de nos réserves, parce qu’il nous donnera à tous une chance de sortir de ce cauchemar », a déclaré le président du SITPU, Jack O’Connor, dans un communiqué.



