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Le président de la Mutualité française a posé, dans un courrier adressé aux candidats à la présidentielle, cinq questions essentielles pour le mouvement mutualiste en matière d’accès aux soins et concernant le retour à l’équilibre des comptes, le niveau des remboursements sur une base réelle, la réforme du risque dépendance, la possibilité pour les mutuelles de contractualiser avec les professionnels de santé ou encore la mise en oeuvre d’un droit à une garantie complémentaire solidaire pour chacun.
Les réponses de Nathalie Arthaud, François Bayrou, Jacques Cheminade, Nicolas Dupont-Aignan, François Hollande, Eva Joly, Philippe Poutou et Nicolas Sarkozy se trouvent sur le site de la Mutualité française : www.mutualite.fr
Endettement social, baisse des remboursements, accès aux soins et demain ?
A quelques jours du premier
tour de l’élection
présidentielle, se réunir en
Conseil national pour débattre
de ce que pourra être la
protection sociale en 2015
il fallait oser le faire. En vérité
l’ordre du jour de cette
réunion du 12 avril convoquée
par la FNMF n’était
pas une surprise.
Ce que la
Mutualité française appelle
“ le projet stratégique pour
le mouvement mutualiste en
2015 ” est un de ses quatre
chantiers prioritaires ouverts
par l’assemblée générale de
juin 2011.
INCERTITUDE
Et c’est encore une assemblée générale qui en juin prochain sera appellée à adopter ce texte de prospective soumis ensuite à tout le mouvement à l’occasion du congrès de Nice du mois d’octobre. Alors que peut-être la portée de cette réflexion collective de moyen terme quand règne comme cela fut répété lors de ce Conseil national “une grande incertitude politique ? ” Précisement le mouvement mutualiste a choisi de “ne pas rester en position défensive” comme l’a dit Etienne Caniard en ouvrant ce Conseil national. Aussi faut-il passer en revue tous les schémas envisageables car la Mutualité française est convaincue, comme l’a encore souligné le président de la FNMF, que la protection sociale “est à la veille de choix importants”. Encore que le pire ne soit jamais à écarter, c’est à dire que des choix politiques continuent d’abandonner la protection sociale à ses dérives actuelles qui ne feraient qu’alimenter l’endettement social, la progression des restes à charge avec comme conséquence un accès aux soins rendu encore plus difficile pour la population.
DÉCOMBRES
Le document ne parie pas
sur le pourrissement de la
situation actuelle mais plutôt
sur des scénarios de rupture.
L’un pourrait être une
reprise en main par l’Etat de
l’organisation des solidarités
sociales, une autre serait
un rôle plus important accordé
aux acteurs locaux, aux
opérateurs de l’économie sur
des logiques de développement
territorial. On peut aussi
en imaginer bien d’autres.
Mais tous les scénarios passent
obligatoirement par
la question du rôle central
de la Sécurité sociale car la
mutualité, cela a été dit à ce
Conseil national “ ne pourra
pas prospérer sur les décombres
de l’assurance maladie
obligatoire qui reste le système
le plus juste et le plus
efficace ”.
Mariano Ortiz pour "Mutuel"



