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La Mutualité réfléchit à ce que sera la protection sociale en 2015

20 avril 2012

La FNMF a réuni son Conseil national le 12 avril soit dix jours avant le premier tour de l’élection présidentielle. Mais la mutualité entend regarder au-delà de l’horizon dessiné par ce scrutin.

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Le président de la Mutualité française a posé, dans un courrier adressé aux candidats à la présidentielle, cinq questions essentielles pour le mouvement mutualiste en matière d’accès aux soins et concernant le retour à l’équilibre des comptes, le niveau des remboursements sur une base réelle, la réforme du risque dépendance, la possibilité pour les mutuelles de contractualiser avec les professionnels de santé ou encore la mise en oeuvre d’un droit à une garantie complémentaire solidaire pour chacun.

Les réponses de Nathalie Arthaud, François Bayrou, Jacques Cheminade, Nicolas Dupont-Aignan, François Hollande, Eva Joly, Philippe Poutou et Nicolas Sarkozy se trouvent sur le site de la Mutualité française : www.mutualite.fr

Endettement social, baisse des remboursements, accès aux soins et demain ?

A quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, se réunir en Conseil national pour débattre de ce que pourra être la protection sociale en 2015 il fallait oser le faire. En vérité l’ordre du jour de cette réunion du 12 avril convoquée par la FNMF n’était pas une surprise.
Ce que la Mutualité française appelle “ le projet stratégique pour le mouvement mutualiste en 2015 ” est un de ses quatre chantiers prioritaires ouverts par l’assemblée générale de juin 2011.

INCERTITUDE

Et c’est encore une assemblée générale qui en juin prochain sera appellée à adopter ce texte de prospective soumis ensuite à tout le mouvement à l’occasion du congrès de Nice du mois d’octobre. Alors que peut-être la portée de cette réflexion collective de moyen terme quand règne comme cela fut répété lors de ce Conseil national “une grande incertitude politique  ? ” Précisement le mouvement mutualiste a choisi de “ne pas rester en position défensive” comme l’a dit Etienne Caniard en ouvrant ce Conseil national. Aussi faut-il passer en revue tous les schémas envisageables car la Mutualité française est convaincue, comme l’a encore souligné le président de la FNMF, que la protection sociale “est à la veille de choix importants”. Encore que le pire ne soit jamais à écarter, c’est à dire que des choix politiques continuent d’abandonner la protection sociale à ses dérives actuelles qui ne feraient qu’alimenter l’endettement social, la progression des restes à charge avec comme conséquence un accès aux soins rendu encore plus difficile pour la population.

DÉCOMBRES

Le document ne parie pas sur le pourrissement de la situation actuelle mais plutôt sur des scénarios de rupture. L’un pourrait être une reprise en main par l’Etat de l’organisation des solidarités sociales, une autre serait un rôle plus important accordé aux acteurs locaux, aux opérateurs de l’économie sur des logiques de développement territorial. On peut aussi en imaginer bien d’autres.
Mais tous les scénarios passent obligatoirement par la question du rôle central de la Sécurité sociale car la mutualité, cela a été dit à ce Conseil national “ ne pourra pas prospérer sur les décombres de l’assurance maladie obligatoire qui reste le système le plus juste et le plus efficace ”.

Mariano Ortiz pour "Mutuel"

www.mutuelles-de-france.fr

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